11 janv. 2016

Killed By Death

(FR )  En début d'année on apprenait la mort de Lemmy, et aujourd'hui j'apprends la mort de Bowie. Shit alors !!
Certains s'offusquent des hommages rendus aux gens célèbres quand ils meurent. On reproche un manque de considération pour d'autres. Le truc c'est que quand une personne connue s'en va, c'est une relation très particulière qui en est chamboulée. Quelqu'un qu'on a écouté, vu sur scéne, ou au cinéma ( j'avais frémis quand Harrison Ford avait failli se crasher ), quelqu'un qui nous a accompagné parfois pendant de longues années, qui parfois de manière indirecte nous a sauvé la vie ou au moins l'a rendu moins pesante, le temps d'une chanson, d'un album, d'un concert, d'une piéce, d'un livre, c'est une personne qui a presque des pouvoirs magiques. Ce sont presque des shamans, des medecine (wo)men.
Oui, bien entendu il y a différents degré d'amour, mais le fait est que quand il disparaissent il emportent un peu de ce qui nous constitue avec elles/eux, et beaucoup de ce que nous avons vécu par et avec elles/eux. Tous ces moments ou l'on s'est sentis bien en leur compagnie même immatérielle.
Mon premier choc avait été Freddy Mercury et quelques années plus tard Kurt Cobain et puis Lux Interior.

Le truc c'est qu'on est triste, mais on se rend compte qu'une idole, dans le sens noble du mot,  ne meure jamais. Grâce à son travail de création on peut toujours la retrouver comme si elle était toujours là. Moi, je trouve ça cool, du coup la mort je la vois comme une sorte de long voyage, une longue absence. Il en est de même avec mes proches. Je ne le vois jamais comme une fin, mais un nouveau début, juste différent.

LEMMY KILMISTER, killed by death
36x52cm, 50 exemplaires signés et numérotés, en pré co ICI 

 (EN)
On the beginng of the year I've learned the death of Lemmy, and today I learn the death of Bowie. 
Shit then !! 

Some are offended by tributes to famous people when they die. It criticizes a lack of consideration for others. The thing is that when a known person goes, this is a very special relationship which is turned upside down. Someone we listened, seen on stage, or in the movies (I thrilled when Harrison Ford had nearly crashing), someone who sometimes accompanied us for years, sometimes indirectly  saved us at least made less sad or empty, during the time of a song, an album, a concert, a piece, a book is a person who has almost powers magical. They are almost shamans, medicine (wo) men. 

Yes, of course there are different levels of love, but the fact is that when it disappears it outweigh a little of what constitutes us with them, and much more, what we lived through and with them. All these moments we  felt well in their company even immaterial. My first shock was Freddy Mercury and a few years later Kurt Cobain, and then Lux Interior. 
The thing is that we are sad, but we realize that an idol, in the noble sense of the word, never die. Through his creative work we can always find her as if she was still there. I think it's cool, suddenly I see death as a kind of long journey, a long absence. It is the same with my family. I never see it as an end but a new beginning, just different.